Une vie by Maupassant, Guy de; Fermigier, André

By Maupassant, Guy de; Fermigier, André

Extrait: ...côtés, apportait des objets, consultait le médecin, perdait l. a. tête. Julien marchait de lengthy en huge, l. a. mine affairée, mais l'esprit calme; et l. a. veuve Dentu se tenait debout aux pieds du lit avec un visage de circonstance, un visage de femme d'expérience que rien n'étonne. Garde-malade, sage-femme et veilleuse des morts, recevant ceux qui viennent, recueillant leur most appropriate cri, lavant de los angeles première eau leur chair nouvelle, l. a. roulant dans le finest linge, puis écoutant avec l. a. même quiétude l. a. dernière parole, le dernier râle, le dernier frisson de ceux qui partent, faisant aussi leur dernière toilette, épongeant avec du vinaigre leur corps usé, l'enveloppant du dernier drap, elle s'était fait une indifférence inébranlable à tous les injuries de l. a. naissance ou de l. a. mort. los angeles cuisinière, Ludivine, et tante Lison restaient discrètement cachées contre l. a. porte du vestibule. Et l. a. malade, de temps en temps, poussait une faible plainte. Pendant deux heures, on placed croire que l'événement se ferait longtemps attendre; mais vers le aspect du jour, les douleurs reprirent tout à coup, avec violence, et devinrent bientôt épouvantables. Et Jeanne, dont les cris involontaires jaillissaient entre ses dents serrées, pensait sans cesse à Rosalie qui n'avait element souffert, qui n'avait presque pas gémi, dont l'enfant, l'enfant bâtard, était sorti sans peine et sans tortures. Dans son âme misérable et troublée, elle faisait entre elles une comparaison incessante; et elle maudissait Dieu, qu'elle avait cru juste autrefois; elle s'indignait des préférences coupables du destin, et des criminels mensonges de ceux qui prêchent los angeles droiture et le bien. Parfois, los angeles crise devenait tellement violente que toute idée s'éteignait en elle. Elle n'avait plus de strength, de vie, de connaissance que pour souffrir. Dans les mins d'apaisement, elle ne pouvait détacher son oeil de Julien; et une autre douleur, une douleur de l'âme

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Il n'en est jamais question. C'est que dans le milieu de Jeanne, l'histoire n'existe pas, n'existe plus ; on vit à l'écart de tout (il faudra des circonstances dramatiques pour que notre héroïne prenne le train), quelques visites protocolaires, des rapports de caste aussi pauvres que soigneusement codifiés constituent toute l'activité de cette noblesse de province que Balzac encore nous avait montrée vivante, troublée, capable d'agir et de désirer.  » De quoi est-il question dans ces lettres adressées en écho par des fantômes à d'autres fantômes ?

Elle croyait se sentir encore secouée par les cahots de la voiture dont le roulement continuait dans sa tête. Elle resta d'abord immobile, espérant que ce repos la ferait enfin s'endormir ; mais l'impatience de son esprit envahit bientôt tout son corps. Elle avait des crispations dans les jambes, une fièvre qui grandissait. Alors elle se leva, et, nu-pieds, nu-bras, avec sa longue chemise qui lui donnait l'aspect d'un fantôme, elle traversa la mare de lumière répandue sur son plancher, ouvrit sa fenêtre et regarda.

Et elle resta longtemps, longtemps, à rêvasser ainsi, tandis que la lune, achevant son voyage à travers le ciel, allait disparaître dans la mer. L'air devenait plus frais. Vers l'orient, l'horizon pâlissait. Un coq chanta dans la ferme de droite ; d'autres répondirent dans la ferme de gauche. Leurs voix enrouées semblaient venir de très loin à travers la cloison des poulaillers ; et dans l'immense voûte du ciel, blanchie insensiblement, les étoiles disparaissaient. Un petit cri d'oiseau s'éveilla quelque part.

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